dim.

06

janv.

2013

Le Scribe assis ou Le Scribe accroupi

Le Scribe assis
Le Scribe assis

"Le Scribe assis" conservé au musée du Louvre est probablement le portrait de l'administrateur du territoire Kaï. C'est en effet dans sa tombe que fut découverte cette statue le 19 novembre 1850 par l’égyptologue Auguste Mariette, à Sakkarah, village situé sur l'emplacement d'un faubourg de l'ancienne Memphis. Elle date des années 2400 avant J.-C. Il existe plusieurs statues de scribes, notamment au musée du Caire.

 

Il mesure 53.7 cm ce qui est proche de la "coudée" nom de l’unité de mesure égyptienne de cette époque. Cette sculpture illustre le rôle essentiel de l’écriture et le rôle important dans la société des Pharaons de ceux qui la maîtrisaient. Le scribe accroupi est en fait assis en tailleur. Il est représenté écrivant. On remarque la vivacité des couleurs: Le noir des cheveux, le blanc du pagne et l'ocre rouge de la peau. Il a le buste dressé, le regard vif, le visage osseux mais le corps gras. La tête est traitée de façon remarquable: L’ossature est sous-jacente, les lèvres sont minces et pincées, les narines sont dilatées. Le regard est d'une intensité et d'un réalisme saisissant, il reflète la clairvoyance du haut fonctionnaire.

 

Le scribe ne nous quitte pas des yeux. L'intelligence et la sûre énergie du visage de ce haut-fonctionnaire de la Vème dynastie sont remarquablement rendus. Les yeux bleus composés d'un bloc de magnésite blanc veiné de rouge, incrustés de cuivre et de cristal de roche, expriment à la fois la curiosité et le scepticisme qui se rejoignent dans une évidente ironie. Un trait de peinture noire dessine les sourcils. Ce chef d’œuvre du Louvre représente sans aucun doute un personnage important; il nous suffit de croiser son regard, d’observer son incroyable expressivité, l’attention qu’anime son visage et la finesse d’exécution de l’ensemble de l’œuvre. 

 

"[…] Deux des tombes qui bordent l’allée ont surtout fixé mon attention. La première est située au nord et appartient à l’Ancien Empire. […] Deux niches, cachées dans une muraille qui n’a pas été complètement abattue, sont ouvertes. Nous y trouvons, posées à leur place antique, deux admirables statues. Elles sont en calcaire. Le nu est peint en rouge, les cheveux en noir, le caleçon court (schenti) en blanc. Les yeux sont enchâssés dans une enveloppe de bronze qui tient lieu de paupières. Au milieu des yeux, formés d’un morceau de quartz blanc opaque, est fixé un petit disque de cristal de roche, qui donne à la prunelle ainsi figurée une extraordinaire puissance de vie." Auguste Mariette.

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Commentaires : 1
  • #1

    Bencheqroune Aida (samedi, 26 décembre 2015 17:23)

    Quel est le message, qu'à voulu dire l'auteur ... ?