dim.

13

janv.

2013

Aphrodite dite "Vénus d'Arles"

Aphrodite dite "Vénus d'Arles"
Aphrodite dite "Vénus d'Arles"

C'est dans les ruines gallo-romaines d'Arles, l'antique Arrelatum, qui fut, sous le règne de César, l'une des villes les plus importantes de l'empire romain de l'Ouest, que l'on a retrouvé cette émouvante statue connue sous le nom de Vénus d'Arles. Restaurée au XVIIIéme siècle par Girardon, elle est considérée comme la réplique la plus fidèle de la fameuse Aphrodite sculptée par Praxitèle pour la ville béotienne de Thespies vers 350 avant J.-C. Le corps de la déesse est saisi dans une attitude souple et balancée, caractéristique du style de l'artiste, et la tête gracieusement inclinée est empreinte d'une sensualité qui témoigne de conceptions esthétiques propres à la période hellénistique. Le front large et serein sous les bandeaux ondulés de la coiffure, les yeux aux paupières mi-closes, le nez droit, aux narines délicatement ourlées, la bouche, enfin, gonflée et admirablement dessinée, mise en valeur par le menton lourd, et l'ovale du visage, où jouent les ombres et les lumières, sont autant de traits qui pourraient faire de cette oeuvre à la fois le portrait troublant de la célèbre courtisane Phryné, compagne et modèle priviligié de Praxitèle, et le symbole de l'éternel féminin.

 

La Vénus d'Arles a été découverte en trois fragments en 1651 dans le théâtre antique d'Arles (France). Marbre en provenance du mont Hymette (région d'Athènes, Grèce), traité en ronde-bosse H. : 1,94 m. Ancienne collection royale, offerte par la ville d'Arles au roi Louis XIV en 1683 et exposée au château de Versailles. Aujourd'hui visible au Musée du LouvreDépartement des Antiquités grecques, étrusques et romaines: Art grec classique (du Ve au IVe siècle av. J.-C.).

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