jeu.

03

avril

2014

Rotkho - Rouge, orange et noir : ART CONTEMPORAIN

Les œuvres de Rothko se composent de champs de couleurs lumineux et vibrants. En cela, Rothko devient l'un des grands représentants du mouvement color field (de l'anglais, signifiant "champ coloré"). Voici comment on peut décrire la méthode picturale que Mark Rothko a élaborée depuis la fin des années 1940: Il applique des plages selon la technique du glacis, soit une couche de peinture à l'huile presque transparente, qu'il superpose de nombreuses fois pour obtenir une teinte plus ou moins intense. En variant les effets, les textures, les dégradés et la densité des couleurs, en expérimentant des degrés de transparence, Rothko joue avec leur luminosité. Le choix des proportions et le contraste des couleurs créent des tensions et une dynamique. Selon leurs dispositions sur la toile et les variations choisies, l'effet provoqué sera différent pour chaque œuvre. Leur dimension permet par ailleurs au spectateur d'être confronté physiquement aux toiles et de se sentir enveloppé dans des atmosphères colorées.

 

L'originalité de l'œuvre de Mark Rothko tient donc aussi à ce qu'elle transforme l'attitude du spectateur: Il n'est plus devant ces tableaux comme devant une peinture du 19ème siècle; Il doit se laisser prendre par la peinture seule, par la couleur, comme s'il entrait dans un monde de pures sensations. il n'a plus à chercher une image, mais à contempler une surface mystérieuse qui est comme un miroir. Composées de plusieurs rectangles de couleur aux contours flous, ses toiles, de grand format, investissent le spectateur pour l'incliner à la méditation ; Le but est de progresser, selon ses propres termes, "vers la clarté, vers l'élimination de tous les obstacles se dressant entre le peintre et l'idée, entre l'idée et le spectateur". Rothko était par ailleurs, très agacé lorsqu’on évoquait le zen ou les pratiques mystiques orientalistes pour décrire son travail. Sa peinture, toute colorée qu’elle soit, n’était en rien le fruit d’une recherche d’apaisement. Elle n’avait rien de décoratif, ni de plaisant, au contraire.

 

"Comme mes tableaux sont grands, colorés et sans cadre, et comme les murs des musées sont habituellement immenses et redoutables, le danger existe que les tableaux se relient aux murs à la manière de zones décoratives. Ce serait une déformation de leur signification, puisque les tableaux sont intimes et intenses, et sont à l’opposé de ce qui est décoratif ; et qu’ils ont été peints à l’échelle de la vie normale plutôt qu’à une échelle institutionnelle". Mark Rothko.

 

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