lun.

22

sept.

2014

Enki Bilal : ARTS GRAPHIQUES BD XXe et XXIe

Les amateurs de bandes dessi­nées le consi­dèrent souvent comme l'un des plus grands maîtres du "9e art". Créateur d'un univers envoutant, sombre et glacé, étrange et dérangeant, fascinant et prophétique, Enki Bilal imprime au monde sa vision post-apocalyptique acerbe et sans concession. La puissance et l'originalité de ses images ont marqué les esprits de plusieurs générations de lecteurs et de spectateurs: Qu'elle soit conçue pour le cinéma, pour illustrer la couverture d'un roman ou l'affiche d'un ballet, pour les planches d'une BD ou qu'elle recouvre une toile, chacune de ses créations est percutante et reconnaissable au premier coup d'œil.

 

C'est un artiste de bande-dessinée à part, qui a su allier science-fiction, philosophie et graphisme dans une œuvre bien remplie. Surtout que l'auteur de "Partie de Chasse" ou de la "Trilogie Nikopol" a aussi expérimenter dans les domaines du cinéma ("Bunker Palace Hôtel" en 1989, "Tykho Moon" en 1997 et "Immortel" en 2004) et de la peinture avec une technique mixte, alliant pastel et peinture acrylique ("Bleu sang", "Oxymore", "Les fantômes du Louvre" *, etc...)Enki Bilal  est donc ainsi l'un des rares artistes à avoir réussi à abolir les frontières entre la BD et l'artEnki Bilal, devient même dans les années 2000 l’auteur de bande dessinée vivant le plus coté sur le marché de l’art contemporain, juste derrière Albert Uderzo. En mai 2014, lors d’une vente aux enchères organisée chez Artcurial à Paris, une planche de l’album "Partie de chassea atteint 97 300 euros, tandis que la toile "Bleu sang, Jill Bioskop et Alcide Nikopol" s’est envolée à 158 000 euros.

 

Le temps de vingt-deux portraits, Enki Bilal revisite le Louvre... Il imagine 22 destins de femmes, d'hommes ou d'enfants dont la vie a été bouleversée par une oeuvre. 22 portraits pour 5000 ans de créationlls hantent les couloirs du musée du Louvre... Ils sont morts depuis longtemps, souvent de manière violente... Ils sont légionnaire romain, muse, peintre, officier allemand... ils ont croisé un jour un peintre, un sculpteur, leur modèle... Enki Bilal les a croisés, errants dans les couloirs du Louvre, a proximité de l'oeuvre qui a fait basculer leur vie: La Joconde, la Victoire de Samothrace, un Christ couché, un masque égyptien... Il nous livre leur vie en une galerie de portraits inattendue.

 

"Est-ce que mes livres sont sombres ? Je ne crois pas. Ils sont sombres d'un point de vue visuel, parce qu'ils sont monochromes. Mais l'apocalypse n'est pas dans mes livres. La reconstruction, si". Enki Bilal.

 

En savoir plus sur le site Lankaart.

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