dim.

01

févr.

2015

Le palais de Potala, le plus monumental des édifices tibétains

Le Palais du Potala (Tibet)
Le Palais du Potala (Tibet)

Au sommet de la colline Marpari (la colline rouge) haute de 130 mètres, au milieu d'une plaine fertile entourée d'une chaîne de montagnes, se dresse le palais de Potalapalais d'hiver du dalaï-lama depuis le VIIe siècle. Il surplombe Lhassa, la capitale du Tibet (à 3 700 m d'altitude). Avant que la Chine prenne le contrôle du pays en 1959 et que le 14ème Dalaï-Lama ne fuit en Inde, le palais est la résidence officielle du dalaï-lama, le chef spirituel et temporel bouddhiste de plus de 6 millions de personnes.


Coiffée d'un toit en or, le palais, qui comporte 13 étages, a plus de 105 mètres de hauteur et s'étend sur 270 mètres d'est en ouest. Six portes le protègent, et on l'atteint après 125 marches. Commencée en 1645, la construction se poursuit sur plus de 50 ans. Deux palais, l'un rouge, l'autre blanc, constituent le Potala, conçu à la fois comme forteresse, temple et palais par le cinquième dalaï-lama. L'intérieur de l'édifice est un dédale de galeries et de salles; Il se compose de 1 000 pièces et de 10 000 chapelles. Le tout est disposé sur différents niveaux, reliés par un labyrinthe d'escaliers et de passages.


Le Palais du Potala symbolise l'union du pouvoir spirituel et temporel et son rôle dans l'administration du Tibet. Le Palais blanc est la partie du palais du Potala dédiée aux quartiers de résidence du Dalaï Lama, c’est aussi là que se trouvent les bureaux de l’ancien gouvernement tibétain et les salles où ses membres se réunissaient. Alors que le Palais rouge est la partie du palais du Potala qui est entièrement dédiée à l'étude religieuse et aux prières bouddhistes, il abrite plusieurs chapelles et mausolées dédiés à d’anciens dalaï-lamas. Une cour intérieure centrale peinte en jaune, la Deyangshar, sépare les quartiers d'habitation du palais rouge.


La tombe du cinquième dalaï-lama est l'une des choses les plus impressionnantes de l'intérieur. Haute de 18 mètres, ensevelie dans une demi-tonne d'or, elle a un socle en argent massif. Elle est entourée de nombreux trésors de porcelaine, de jade, et d'une ceinture incrustée de 200 000 perles fines. Les tombes de sept autres dalaï-lamas gisent également dans le Potala, qui contient aussi 200 000 statues, 20 000 parchemins, 246 peintures en or et 615 volumes de littérature bouddhique sacrée, écrits en caractères dorés. Les murs d'une salle sont recouverts de 698 peintures murales.


Jadis monastère retiré, le palais de Potala est aujourd'hui un musée, qui révèle aux yeux du monde ses trésors cachés. Ses sculptures précieuses, ses fresques, ses collections de bijoux et ses statues de Bouddha en font l'un des sites bouddhistes les plus importants de Chine et du monde. Il bénéficie d'une protection au titre du patrimoine national d'État chinois depuis 1961 et il est inscrit sur la liste du Patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1994.

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